II. Le XXème siècle baigné dans le féminisme .

Guilhem DE LA VILLE MONTBAZON


I : Une évolution tardive mais croissante

A.Le XIXème siècle, l’embryon de l’expansion du féminisme

    Les premières revendications féminines ont eu lieu lors de la Révolution française. Certaines femmes profitaient des changements sociaux et des valeurs égalitaires de l’époque pour revendiquer certains changements. Elles désiraient d’abord obtenir le droit à l’instruction primaire, l’accès à la santé et le droit au travail. Elles souhaitaient également obtenir une protection légale pour soutenir les femmes abandonnées et les filles mères, une réforme du mariage ainsi que le droit au divorce. En 1791, suite à la rédaction de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, Marie-Olympe de Gouges a rédigé à son tour la Déclaration des droits de la Femme et de la citoyenne. Dans son œuvre, elle défendait les droits des femmes et l’abolition de l’esclavage. Sa déclaration n’a pourtant pas porté de fruit puisque Marie-Olympe de Gouges a été guillotinée par Robespierre. En1804, l’entrée en vigueur du Code Napoléon a mis fin à ces premières tentatives liées aux droits des femmes. En effet, le Code Napoléon décrivait l’incapacité judiciaire des femmes mariées : les femmes étaient exclues des droits politiques. Il était donc interdit formellement aux femmes de fréquenter les lycées et les universités. Les femmes mariées n’avaient également pas le droit de gérer leurs biens ou encore de signer un contrat. En fait, elles n’avaient pas le droit de travailler ou de voyager à l’étranger sans l’autorisation de leur mari. Ce dernier contrôlait toute la vie de sa femme, incluant les relations et les correspondances entretenues. Les femmes qui travaillaient n’avaient même pas le droit de toucher elles-mêmes leur salaire. C’est donc au XIXème que le féminisme commence à débuter mais toutefois, trop de lois retiennent les femmes dans leurs milieux de mères au foyer.

B. Le Xxème siècle, un crescendo vers les libertés féministes

    Le XXème siècle est l’époque où le féminisme peut enfin faire valoir ses droits, c’est aussi la naissance de quelques femmes qui osent prendre la plume ou bien le drapeau pour égaler l’homme. Mais au début du XXème siècle, ce sont presque aucune femmes françaises qui prennent la plume, ce sont plutôt des manifestations et des réformes concernant le droit des femmes à voter, à avoir un salaire égal à celui d’un homme ou encore pouvoir disposer de ses propres bien sans avoir à en référer à son mari. Ce sont parfois des lois toutes simple comme le congé maternité ou bien accéder au baccalauréat. Ce sont certes de petit projets mais comme dit Simone : « Être située en marge du monde, ce n’est pas une situation favorable pour qui prétend le recréer ». La femme cherche donc une place au milieu de ce monde très masculin. La femme reproche à l’homme de ne pas l’avoir laissée se créer une identité, une histoire propre : « Si nous jetons un coup d’œil d’ensemble sur cette histoire, nous voyons s’en dégager plusieurs conclusions. Et d’abord celle-ci : toute l’histoire des femmes a été faite par les hommes. » dit encore de Beauvoir. Les objectifs de la femme du début du XXème siècle sont donc, d’avoir part à la politique et au grand postes réservés aux hommes et de marquer l’Histoire pour se créer une identité. En fin de compte, la femme veut sortir de sa position effacée, dans l’ombre où l’homme la reléguée.

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II. Le XXème siècle, l’apogée du féminisme :

A. Des auteurs engagés

    A partir du XXème siècle, on dénombre beaucoup d’auteurs femmes qui militent pour leurs droits. L’une des premières grandes personnalités du XXème siècle fut Mathilde Laigle qui écrivit en 1912, Le livre des trois vertus de Christine de Pisan et son milieu historique et littéraire. Elle est d’ailleurs aussi l’une des premières bachelières françaises. Les premiers écrivains féministes écrivaient pour des ambitions concrètes comme le droit de vote, l’une des grandes militantes du droit de vote fut Thérèse Casgrai qui n’est pas française mais canadienne. Le Canada fut l’un des premiers pays à accorder le droit de vote aux femmes en 1940. La France suivra en 1945. D’autres encore ont milités chacune pour des idées un peu différentes mais qui reviennent toutes à un même point, l’émancipation de la femme.

B. Le XXème siècle, un changement de cible

    Les idées des premières féministes furent d’apprendre, de s’instruire. A la révolution française, les femmes voulurent voter, devenir citoyenne, être à l’égal de l’homme au point de vue des droits. Mais au XXème siècle, le but des féministes est beaucoup plus profond. Il s’agit de faire tomber le masculin du piédestal où il s’était élevé, il s’agit de contrôler la vie comme les femmes le veulent, il s’agit de faire une rupture avec le passé. Il faut composer un nouveau type de couple, rendre légal l’avortement, donner les mêmes droits de succession aux filles qu’aux garçons. C’est finalement une révolution que veut la femme. De même que les révolutionnaires ont voulu rompre avec leur histoire passée, les femmes veulent un pied d’égalité qu’elles n’avaient pas autrefois. Mais c’est avec Simone de Beauvoir que toutes ces idées seront rassemblées en un seul ouvrage, Le deuxième sexe.