IV. L'Héritage du féminisme

Maxence LAMOUR


légende du chapitre

I. La femme est enfin reconnue

A. La femme et l'homme

    Depuis la fin du 20eme siècle et jusqu'à nos jours les femmes, tout comme les hommes, ont, de plus en plus de droits en commun, et jour après jour la femme se rapproche et rattrape son homologue. Ainsi la femme a de nombreuses reprise s'est battue et a remporté les combats lui permettant aujourd'hui de se hissée au même rang que l'homme sociologiquement. Dans le domaine très important du travail, la femme peut travaillée et occupée n'importe quel poste comme l'homme. Si l'on remonte dans le temps on s'aperçoit très rapidement que ce ne fut pas le cas dès l'antiquité, la femme à occupée la place de ménagère durant des siècles. Aujourd'hui elle garde toujours une place primordiale dans la famille, mais la vie professionnelle chez les femmes prend de plus en plus d'importance. La femme et la société ont évoluées avec le temps. Aujourd'hui une femme peut être élue président de la république française, ou même avocate, juge, secrétaire, magistrat, ministre, député, maire d'une commune au même titre qu’un homme. Donc elle est égale à l’homme en un point de vu relativement large. En revanche les qualifications des femmes en termes d'enseignement supérieurs sont plus important que ceux des hommes, car la part des femmes dans ces enseignements représente 56% des élèves contre 44% pour garçons en 2011.

Répartition des hommes et femmes dans les enseignements supérieur en 2011.

D'ailleurs les femmes sont plus nombreuses dans certains métiers et domine 20 familles professionnelles. Cela est significative d'une présence féminine dans le monde du travail. Mais les femmes souhaitent étendre la mixité des métiers et supprimer les stéréotypes liés aux emploies dit féminins et aux emploies dit masculins, ceci est dénoncé par Simone de Beauvoir dans son ouvrage Le Deuxième Sexe, les stéréotypes de "genre". C'est un concept sociologique désignant les "rapports sociaux entre sexe" et de façon concrète, l’analyse des statuts, rôle sociaux, relations entre les hommes et les femmes. « On ne naît pas femme on le devient » la cinglante formule de Simone de Beauvoir dénonçant le poids de la société dans la construction de nos identités ainsi on considère que les inégalités entre hommes et femmes sont créées par les sociétés elle même, chacun a son rôle défini dès sa naissance. « La femme n'est victime d'aucune mystérieuse fatalité : il ne faut pas conclure que ses ovaires la condamnent à vivre éternellement à genoux.» « Il est très difficile à une femme d'agir en égale de l'homme tant que cette égalité n'est pas universellement reconnue et concrètement réalisée." Dans cette citation Simone de Beauvoir dénonce encore un aspect de la différence entre les hommes et les femmes dans la société légale. La loi doit changée et s'adapter aux femmes, les prendre en conte au même rang que l'homme. Aujourd'hui cela est le cas, nous pouvons le constater lors du discours prononcé à l'assemblé nationale de l'actuelle ministre de l'éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem « Homme ou femme : chacune, chacun d’entre vous représentez la Nation toute entière, composée à part égale de femmes et d’hommes, qui sont toutes et tous, des citoyens égaux en droits, ainsi que le veut notre Constitution, ainsi que l’exigent les valeurs de notre République. » La société a bel et bien évoluée tout comme les mentalités.

B. La femme et ses droits acquis

    La femme est considérée comme légal de l'homme, mais cela n'a pas toujours été le cas et pour se faire un bon nombre de combat ont du êtres gagnés. La femme a acquis un bon nombre de droits qui ne lui étaient pas accordés. La citoyenne privée de droits civiques, soumise a l’autorité de son mari, ne pouvant pratiquer une activité professionnelle sans l'accord de celui-ci; devient une citoyenne libre, partenaire de son mari dans le cadre familial, avec des droits égaux pour l’éducation et le travail, pouvant ainsi programmer ses maternités, divorcer légalement etc. Avec le droit de vote en 1944 et l’inscription dans le préambule de la constitution du principe d’égalité entre les hommes et les femmes en 1946, les femmes accèdent au statut d’individu libre et égal. La marche vers l’égalité va alors s'effectuer afin de supprimer toutes lois favorisant ou privilégiant l'un des différents sexe, soit toute discrimination sexiste. L'avortement, aussi, étant un droit acquis depuis 1975 était déjà d'actualité pour Simone de Beauvoir en 1949 lors de la sortie de son livre puisqu'elle écrit : « Il est peu de sujets sur lesquels la société bourgeoise déploie plus d'hypocrisie : l'avortement est un crime répugnant auquel il est indécent de faire allusion. Qu'un écrivain décrive les joies et les souffrances d'une accouchée, c'est parfait ; qu'il parle d'une avortée, on l'accuse de se vautrer dans l'ordure et de décrire l'humanité sous un jour abject. » elle dénonce la vision détournée de l'avortement à l'époque. Les femmes ont aujourd'hui les mêmes droits et statu civique que les hommes, le même enseignement, le droit de divorcer, des droits qui leurs sont réservés, aussi, tel que l'avortement, mais plusieurs défi leurs sont encore posés aujourd'hui, elles doivent maintenant et garder leurs droits et en acquirent de nouveaux pour être en égalité totale avec l'homme. D'ailleurs Simone de Beauvoir le dit très bien : « Rien n'est jamais définitivement acquis. Il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Votre vie durant, vous devrez rester vigilantes. »



II. La femme et son combat contemporain

A. Une situation en phase d'être égalitaire

    « Chaque génération a son combat, mais il y a des combats permanents pour les femmes, il y a des lignes qui n'ont pas encore été franchies » Cette phrase a été prononcée le 8 mars 2014 a l'occasion de la journée internationale de la femme. Le président de la république s'est exprimé depuis le ministère des Droits des femmes, « Rien n'est acquis, la lutte de plusieurs générations peut être à un moment mise en cause. Tout est fragile, vulnérable »; « La loi peut pas interdire la bêtise » en évoquant les stéréotypes sexistes. Le président a détaillé les fronts de la lutte pour l'égalité entre les sexes. Ainsi il a évoqué la parité et l'égalité entre homme et femme dans le monde professionnel. Il a affirmé que la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale était un "enjeu de société". « C'est par le travail que la femme a en grande partie franchi la distance qui la séparait du mâle ; c'est le travail qui peut seul lui garantir une liberté concrète. » toujours de Simone de Beauvoir dans son ouvrage Le Deuxième Sexe. Les femmes ayant le même niveau de compétences et les même diplômes ont en moyenne une carrière moins longue et un salaire plus faible. Le chômage ne déroge pas non plus a cette tendance car il touche d'avantage les femmes que les hommes. Les emploies à domicile, qui sont en générale des emploies a mi-temps, sont occupés neuf fois sur dix par des femmes et parfois ils sont des seconds travails pour permettre a ces femmes de vivre. Les retraites sont en générale plus petites pour la gente féminine. La femme n’est pas tout à fait égale à l’homme sur d'autres plans également dans la religion, Dieu a créé la femme pour se soumettre à l’homme. Simone de Beauvoir était athée. Ainsi il est dit dans le coran par exemple que toujours "la femme est en dessous de l’homme"; qu'elle "ne peut pas être chef de famille"; "elle ne peut pas être Imam d’une mosquée". La religion est un des principaux adversaire de la femme, la première femme évêque de l'église anglicane s'est néanmoins fait ordonnée, la femme commence a investir le monde de la religion. « Si l'oeuvre de Dieu est tout entière bonne, c'est qu'elle est tout entière utile au salut de l'homme ; elle n'est donc pas en soi une fin, mais un moyen qui tire sa justification de l'usage que nous en faisons. » Simone de Beauvoir dit dedans que tout ce que créer dieu est bon mais l'homme en fait mauvais usage. Les femmes ont réussies a s'infiltrer dans le monde très masculin de la politique, même si des progrès restent à faire pour promouvoir la place des femmes dans les ministères régaliens. Ainsi l'objectif actuel est la parité dans chaque ministères. Le poste suprême du président de la république n'a toujours pas été porté par une femme. On le voit, si d'importants progrès ont été réalisés pour l'égalité entre hommes et femmes, le chemin à parcourir est encore long, c'est pour cela que des actions réelles sont mises en place pour y parvenir.

B. Des actions réelles

    En 2014 la France a vu un renforcement des droits des femmes. Avec le projet de loi pour l'égalité hommes-femmes qui touchera les familles, les victimes de violences (conjugales, sexuels etc...) et les entreprises. Dans le cadre de la Famille. L’une des mesures principale de ce texte, est la réforme du congé parental avec pour objectif d’inciter les pères à interrompre leur activité professionnelle pour s’occuper de leurs enfants. Ainsi cela rétablit une égalité entre les hommes et les femmes, dont beaucoup interrompent leurs carrières. Le deuxième point important, concerne les parents isolés et surtout les mères célibataires, ceux-ci pourront bénéficier d’une garantie contre les impayés de pensions alimentaires. Sur le plan de la famille pour Simone de Beauvoir «Le drame du mariage, ce n'est pas qu'il n'assure pas à la femme le bonheur qu'il lui promet – il n'y a pas d'assurance sur le bonheur – c'est qu'il la mutile. Il la voue à la répétition et à la routine. Les vingt premières années de la vie féminine sont d'une extraordinaire richesse; la femme traverse les expériences de la menstruation, de la sexualité, du mariage, de la maternité; elle découvre le monde et son destin. A vingt ans, maîtresse d'un foyer, liée à jamais à un homme, un enfant dans les bras, voilà sa vie finie pour toujours. » et dénonce la position dominante de l'homme. Du côté du travail et de la politique. Au niveau des entreprises, pour permettre l’égalité et supprimer les obstacles qui bloquent les évolutions salariales de la gent féminine, la loi instaure davantage de contraintes en cas de non-respect de l’égalité professionnelle. Les quotas de femmes dans les conseils d’administration (40 % d’ici à 2017) sont par ailleurs augmenté. Ainsi l'objectif est de favoriser l’évolution de carrière. Car si le taux de féminisation dans le monde du travail est de 45,3 % en France, celui des femmes cadres est à seulement 39,6 %. Et Simone de Beauvoir le sait puisque qu'elle écrit dans son œuvre « c'est le travail qui peut seul lui [à la femme] garantir une liberté concrète. » Ainsi, de nombreux domaines tels que : l'éducation, le travail, la politique, les violences, la santé, l'accès à la contraception et notamment à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) sont tous remis a jour dans ce projet de loi correspondant a l'attente des féministes actuelles. Les sujets où la place des femmes n’est pas acquise ne manquent pas et justifient l’existence d’une journée internationale des femmes et la présence de féministe pour continuer le combat.